Ce comité est formé de représentants des communautés directement touchées. Il est secondé par un comité technique formé de professionnels et un comité d’aînés ayant une connaissance du territoire.

Des rencontres ont lieu depuis quelques mois à la table de négociation principale avec les représentants du gouvernement du Québec. Bien qu’ils aient été ralentis par la pandémie, le négociateur principal Lucien Wabanonik se réjouit de l’état d’avancement des travaux jusqu’à maintenant.

Les travaux du comité, mais aussi de la table de négociation principale, ont quand même évolué au cours des derniers mois. Je qualifierais tout ça de bons progrès, de bonnes relations jusqu’à maintenant. Donc, les travaux, les sessions de travail qu’on a s’en font ressentir, et ça progresse. Les prochaines semaines seront déterminantes, fait-il valoir.

Portrait de Lucien Wabanonik, membre du conseil de Lac-Simon

Lucien Wabanonik, membre du conseil de Lac-Simon

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Des études à réaliser

À la table centrale, les parties tentent de s’entendre sur différents éléments, dont les priorités. Des études doivent être réalisées cette année sur l’habitat de l’orignal et sur les effets de l’activité humaine, comme la foresterie et le tourisme, sur la survie du cheptel de la réserve faunique. La Nation algonquine veut surtout éviter de vivre la même situation qu’avec le caribou forestier.

Cette année, c’est vraiment l’étude. Il y a une étude dans la zone 10, du côté sud de la réserve faunique La Vérendrye, qui a déjà débuté avec le ministère. Donc, les prochaines étapes, c’est de faire les études dans le parc comme tel. On doit travailler sur le plan de vol, le plan de travail avec les différents partenaires, de part et d’autre. Il y a quand même beaucoup de travail à faire, de coordination et d’essayer de respecter les échéanciers. C’est difficile, je reviens encore là-dessus, mais la COVID est une épine dans notre pied, à tout le monde, finalement, affirme Lucien Wabanonik.

Plan de gestion en 2023

À terme, ces travaux doivent conduire à la présentation et l’adoption d’un plan de gestion de l’orignal dans la réserve faunique. Pour la première fois depuis plusieurs années, la Nation algonquine est impliquée dans la démarche par le gouvernement, dans un souci de rétablir un climat social harmonieux, après les tensions survenues à l’automne 2019.

Des manifestants près d'une barrière indiquant Fermé.

Un barrage qui visait à bloquer la route à des chasseurs dans la réserve faunique La Vérendrye en octobre 2020. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Il y a bien des lunes, je dirais même des années, nous étions bien impliqués. Avec le temps, on semble avoir oublié certains engagements antérieurs. Le temps n’a pas fait les choses en notre faveur, dans le sens qu’on était de moins en moins impliqués ou ignorés. Ça change par la force des choses, par l’implication des gens. En général, la société évolue de part et d’autre. Je pense qu’on s’en va quand même dans une voie qui peut être intéressante pour toutes les parties, souligne Lucien Wabanonik.

Ce dernier a bon espoir de voir un plan de gestion de l’orignal être adopté l’an prochain. Et il n’est pas question selon lui d’écarter les chasseurs sportifs.

On espère arriver avec un nouveau plan de gestion à l’original en 2023, si tout le monde est à l’aise, les gens rencontrés et consultés. Il faut toujours respecter quand même les populations, même les chasseurs sportifs. Nous on a quand même toujours ça à l’esprit, de voir comment on peut harmoniser ces activités-là, pour que tout le monde soit gagnant. On comprend les enjeux de part et d’autre, et on tient vraiment à ce que les choses se fassent dans la meilleure compréhension possible, dans le respect mutuel, donc on est très sensibles à ça aussi, assure Lucien Wabanonik.

Rappelons que la chasse sportive à l’orignal sur le territoire de la réserve faunique La Vérendrye a été suspendue pour 2021 et 2022.



Reference-ici.radio-canada.ca

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