Notre fils est décédé dans un endroit qui était censé être sûr, lâche Ray Corbiere.

L’espoir de ce père a vite laissé place à la douleur, 24 heures après que son fils se soit rendu dans un établissement résidentiel de traitement de la toxicomanie. Joshua Corbière, 25 ans, a fait une surdose mortelle quelques heures après son admission.

Il essayait de changer sa vie. Il voulait se débarrasser de cette dépendance, ajoute son père.

Ray Corbiere affirme que son fils s’est enregistré juste avant 11 heures le 18 août, l’an dernier. Le lendemain matin, il a été retrouvé sans vie.

Il était tout seul et c’était mon bébé, déplore Ray, en retenant ses larmes.

M. Corbiere a déclaré qu’il s’est battu pour obtenir des réponses du centre Thorpe au sujet de la mort de son fils, mais qu’il a découvert peu de choses sur ce qui s’est réellement passé lorsque son fils, Joshua, a été retrouvé inconscient.

« Il doit y avoir plus d’aide ou une meilleure aide pour aider ces enfants à traverser cette épreuve, car ils méritent de vivre. »

— Une citation de  Ray Corbiere, père de Joshua

Le centre Thorpe n’a répondu à aucune de nos demandes d’informations. Même attitude du côté du gouvernement de l’Alberta qui n’a pas répondu aux demandes de commentaires et de statistiques liées aux décès dans les établissements de désintoxication, publics et privés.

Les travailleurs de première ligne tirent la sonnette d’alarme

Un toxicomane dans un centre d’injection supervisée.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Des travailleurs de première ligne de l’Alberta constatent que la récente hausse des surdoses se fait désormais sentir partout. Les refuges pour sans-abri, la rue et même les centres de traitement de la dépendance sont touchés.

Selon Bonnie Larson, médecin et professeure à l’Université de Calgary, des études indiquent qu’entre 40 % et 60 % des personnes qui ont suivi un programme de traitement pour toxicomanes en milieu hospitalier recommencent à consommer après leur sortie.

Un approvisionnement en drogues hautement toxiques, des changements dans le soutien social, une diminution de la tolérance et une pression pour s’abstenir de consommer des substances augmentent également le risque de blessure ou de décès, indique Dre Larson.

« Nous les enfermons dans un piège mortel »

— Une citation de  Dre Bonnie Larson, médecin et professeure à l’Université de Calgary

Des sommets de surdoses durant la pandémie en Alberta

Les statistiques gouvernementales sur les décès par surdose observent des mois de retard. Cependant, les dernières faisaient état d’environ 1400 décès entre janvier et octobre 2021.

Le Docteur Monty Ghosh, spécialiste des toxicomanies et professeur adjoint à l’Université de l’Alberta et à l’Université de Calgary, dit qu’il y a une forte demande pour que les organismes de traitement offrent un traitement par agoniste opioïde, qui aide à réduire les envies et les symptômes de sevrage.

Jusqu’à récemment, le financement public de ces programmes était limité. Selon le médecin, de nombreux organismes s’éloignent de la stratégie de l’abstinence.

David Lewry, directeur général de la Freedom’s Path Recovery Society (Nouvelle fenêtre) à Calgary, a déclaré que ces établissements de soin sont souvent soumis à des règles strictes, qu’il considère comme arbitraires et qui augmentent le risque de récidive.

La crise des intoxications médicamenteuses s’est également aggravée pour les personnes qui dorment dans la rue ou dans des abris, déclare Rachael Edwards, infirmière de proximité à Calgary.

Elle dit avoir répondu à plus de surdoses dans les derniers mois que durant ses 14 années de carrière.

Vous allez au travail et vous êtes dans un état d’hypervigilance en attendant l’appel vous informant que quelqu’un a été retrouvé mort dans les toilettes, regrette Rachael Edwards.

Avec des informations d’Alanna Smith de la Presse canadienne



Reference-ici.radio-canada.ca

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