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Ce mardi soir, les Stars de Dallas et les Golden Knights de Vegas disputeront l’un des rares matchs significatifs parmi les 1312 qui étaient prévus au calendrier. En l’emportant, les Stars confirmeraient leur place en séries ainsi que celles des Predators de Nashville et des Kings de Los Angeles. Une victoire de Dallas compléterait par le fait même le portrait éliminatoire dans l’Ouest.

Incroyablement, le paragraphe précédent résume le niveau de suspense généré par le hockey de la LNH depuis le début du mois d’octobre. En d’autres mots, il ne s’est rien passé.

Dans l’Est, huit des 16 équipes étaient larguées après 30 matchs et il n’y a jamais eu l’ombre d’une possibilité de course aux séries. D’ailleurs, les huit formations de l’Est qui ont décroché une place pour le tournoi printanier ont amassé 100 points et plus, chose qui ne s’était jamais vue auparavant.

Il est phénoménal d’assister à une telle disparité dans une ligue où les classements sont artificiellement resserrés par des points bonis remis aux équipes qui perdent en prolongation ou en tirs de barrage. D’autant plus qu’un plafond salarial extrêmement strict empêche les équipes les plus riches de jouir d’un avantage significatif sur les moins nanties.


Beaucoup de gens ont été impressionnés par le fait que le nombre de buts inscrits ait été particulièrement élevé et que les exploits offensifs aient été nombreux cette saison.

En moyenne, les équipes de la LNH ont marqué 3,14 buts par rencontre. Il faut remonter jusqu’à la saison 1995-96 pour retrouver la dernière saison au cours de laquelle les attaquants ont été aussi prolifiques.

Dans ces festivals offensifs, les Panthers de la Floride se sont particulièrement distingués. Leur moyenne de 4,16 buts par match est la plus élevée depuis les Penguins de Mario Lemieux et de Jaromir Jagr qui, toujours en 1995-96, avaient inscrit pas moins de 362 filets.

Par ailleurs, alors que s’écoulent les derniers jours du calendrier, 11 attaquants ont atteint, ou ont de bonnes chances d’atteindre, le plateau des 100 points. Encore une fois, il faut remonter jusqu’à la saison 1995-96 (13 attaquants de 100 points et plus) pour dénicher des statistiques semblables.

Le hic, c’est que ces exploits offensifs ont été réalisés en raison de l’effondrement d’un grand nombre d’organisations.

Pas moins de huit équipes affichent des bilans défensifs inférieurs à -50. Le Canadien et les Coyotes de l’Arizona mènent d’ailleurs le bal avec des différentiels respectifs de -107 et de -110. Dans l’histoire de la LNH, on n’a jamais répertorié autant de formations médiocres au cours d’une même saison.


Certaines des équipes qui ont tiré le diable par la queue en 2021-22 semblent aussi avoir été victimes du calendrier compressé de la saison dernière et de la très courte intersaison qui a suivi les dernières séries éliminatoires.

Tel que mentionné plus haut dans ce texte, les Golden Knights de Vegas se trouvent au bord du précipice et ont de fortes chances d’être exclus des séries. Si cela devait se produire, ce serait la première fois dans l’histoire moderne de la LNH (depuis 1968) que trois des quatre formations ayant formé le carré d’as en séries éliminatoires seraient exclues du tournoi printanier la saison suivante.

En 2021, les quatre participants à la demi-finale de la Coupe Stanley étaient les Golden Knights de Vegas, le Canadien, les Islanders de New York et le Lightning de Tampa Bay.

Le préparateur physique Stéphane Dubé, qui entraîne des joueurs de la LNH depuis plus de 20 ans, se souvient d’avoir prédit que la présente saison allait s’avérer extrêmement difficile pour les équipes qui avaient connu de longs parcours éliminatoires en 2021.

J’avais dit à mes partenaires que je n’avais pas hâte de voir la quantité de blessures qu’allaient subir les équipes qui avaient joué jusqu’à la fin. Or, le Canadien m’a vraiment surpris en surpassant les 700 matchs ratés. Je ne pensais pas que ça allait être aussi pire, avoue-t-il.


Selon le site NHL Injury Viz, le record non officiel de blessures de la LNH appartenait auparavant aux Kings de Los Angeles, qui avaient vu leurs joueurs rater 629 matchs durant la saison 2003-2004.

Selon le site Man-Games Lost, les Golden Knights de Vegas figurent au sixième rang de la LNH avec près de 500 matchs ratés pour cause de blessure. Toutefois, en ce qui a trait à la quantité de blessures subies par des joueurs clés, Vegas occupe le deuxième rang derrière de CH, selon le site NHL Injury Viz.

Les dernières séries éliminatoires ont pris fin le 7 juillet 2021 et les joueurs se sont présentés au camp durant l’avant-dernière semaine de septembre.

Quand la saison 2021-2022 a commencé, les joueurs qui ont connu de longs parcours éliminatoires n’avaient même pas fini de guérir leurs blessures de la saison précédente, note Stéphane Dubé.

J’ai travaillé souvent avec des gars qui avaient participé à la finale. Et même si leur été était plus court que celui des autres, ils avaient au moins le temps de guérir. Leur préparation physique n’était pas pas optimale, mais ils étaient au moins guéris avant de retourner au jeu.

La saison dernière, si l’on tient compte d’une essentielle pause de trois ou quatre semaines après les séries éliminatoires, les joueurs ont eu droit à seulement six semaines de transition entre les deux saisons. C’est épouvantable.

C’était d’ailleurs fascinant l’été dernier. Les joueurs qui revenaient s’entraîner et qui avaient joué assez longtemps en séries étaient complètement claqués. Ils étaient brûlés. En plus, ils étaient découragés à l’idée que la saison suivante allait débuter aussi rapidement, raconte Stéphane Dubé.

Les Islanders de New York ont pour leur part été épargnés par les blessures. Mais ils n’étaient pas prêts quand la saison a débuté. C’est une séquence de 11 défaites consécutives qui les a rapidement exclus des séries. Quand ils se sont ressaisis, il était déjà trop tard.


Selon Stéphane Dubé, quand on tient compte de ce qui précède, on ne peut qu’admirer davantage le fait que le Lightning de Tampa Bay soit parvenu à se qualifier pour les séries éliminatoires cette année.

Le Lightning a du talent, c’est clair. Mais le fait que cette équipe ait trouvé l’énergie nécessaire pour participer à nouveau aux séries après avoir remporté deux Coupes Stanley consécutives dans deux années de misère comme celles que nous venons de traverser, ça m’impressionne énormément, dit-il.

Outre la fatigue physique et les blessures, il y a une dimension psychologique importante qui entre en jeu quand les athlètes sont trop sollicités. Il faut avoir la chance de recharger les batteries un moment donné.

Dans le cas des champions de la Coupe Stanley, le renommé préparateur physique souligne toutefois que les longues rééducations de leur meilleur attaquant, Nikita Kucherov, ont probablement eu un effet positif.

Les joueurs du Lightning étaient aussi épuisés quand les séries ont débuté l’an dernier. Mais ils ont accueilli leur meilleur joueur juste au moment où ça comptait. Kucherov n’avait pas joué de la saison. Il était frais et dispos et c’était un ajout capital pour eux. Je ne suis pas certain qu’ils auraient gagné une deuxième Coupe de suite si Kucherov n’avait pas été aussi bien reposé.

Or, Kucherov a aussi assez peu joué encore cette saison. Le même phénomène pourrait se reproduire, croit Stéphane Dubé.

Nikita Kucherov lève la coupe Stanley.

Nikita Kucherov a porté le Lightning en séries depuis deux ans.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

La LNH écoule les derniers jours d’une saison moche à l’extrême, dont les deux événements marquants ont été un scandale d’abus sexuel impliquant un entraîneur et un joueur des Blackhawks de Chicago, et un désistement des Jeux olympiques.

Il est temps que ça finisse.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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Reference-ici.radio-canada.ca

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