Richmond met fin aux sacs en plastique jetables


Les commerces peuvent offrir aux clients des sacs en papier ou des sacs réutilisables. Au contraire des règlements de Surrey et Vancouver, ils ne sont pas obligés de les facturer aux clients.

Les mains pleines de bouteilles de Coca-Cola, Ruby Hu ne s’est toutefois pas plainte du nouveau règlement municipal en sortant du Centre commercial Richmond sans sac. C’est notre contribution envers l’environnement! dit-elle en rigolant. L’interdiction du plastique est raisonnable.

Plusieurs personnes interviewées au centre commercial, où les sacs en papier arborant les noms de grandes marques commerciales étaient omniprésents, ont abondé dans le même sens.

Hiba Morcos, accompagnée de sa jeune fille qui fuyait l’appareil-photo, a noté en riant avoir déjà amassé de grandes quantités de sacs réutilisables à la maison.

« Ce règlement conscientise les enfants. Les enjeux de l’environnement inquiètent vraiment ma fille. Cette mesure, ce n’est pas juste pour nous, mais pour les générations futures. »

— Une citation de  Hiba Morcos
Hiba Morcos, devant le centre commercial Richmond Centre

« Nous attendions depuis très longtemps que cette nouvelle mesure entre en vigueur. Nous sommes inquiets au sujet de l’environnement […] C’est formidable! », dit Hiba Morcos.

Photo : Radio-Canada / William Burr

Le même son de cloche a été entendu de Richard Myers, lui aussi accompagné de sa jeune famille, tenant à la main plusieurs sachets de friandises. Même si un sac en plastique avait été disponible, il ne l’aurait pas pris.

On aurait dû aborder ce problème il y a 10 ans, mais il y avait beaucoup plus d’hésitation à cette époque, dit-il.

Un autre client du centre d’achats, Amir Ahmavian, a payé son sac en papier 10 ¢ chez le magasin de vêtements Uniqlo : C’était très dur de s’habituer à la pandémie aussi, mais on l’a fait. On va s’habituer à vivre sans les sacs en plastique.

Amir Ahmavian est debout avec un sac en papier dans le couloir d'un centre commercial.

« Au début, ce n’est pas pratique, mais je crois que nous nous habituerons avec le temps », dit Amir Ahmavian, au sujet de l’interdiction des sacs en plastique.

Photo : Radio-Canada / William Burr

Mais chez le marchand de produits pour les cheveux, Zennkai, la styliste Shira Campre est moins convaincue. La boutique a remplacé les sacs en plastique par des sacs en papier au prix de 25 ¢, mais elle dit que les frais déplaisent aux clients, et que sa boutique peine à trouver suffisamment de sacs en papier.

Le nouveau règlement n’est pas très pratique, dit-elle. Admettons, par exemple, que vous réutilisiez les sacs en plastique pour vos poubelles, à la maison. Que faites-vous maintenant?

Shira Campre, dans la boutique Zennkai où elle travaille au centre commercial Richmond Centre

Shira Campre trouve que l’interdiction des sacs en plastique rend la vie plus compliquée.

Photo : Radio-Canada / William Burr

Envers un règlement universel

Effectivement, il existe en ce moment une pénurie de sacs en papier, en raison de problèmes d’approvisionnement au niveau mondial, souligne Greg Wilson, porte-parole du Conseil canadien du commerce de détail.

Le fait que Richmond n’exige pas aux commerces de faire payer les clients pour les sacs en papier est avantageux, précise-t-il. À Vancouver, par contre, les commerces doivent réclamer aux clients un minimum de 15 ¢.

Greg Wilson veut aussi que le gouvernement accélère ses plans de créer une réglementation provinciale pour encadrer les règlements sur les sacs. Comme ceux-ci varient d’une ville à une autre, les entreprises ont du mal à mettre en oeuvre des politiques adéquates. Par exemple, il dit que de nombreux commerces demandent aux caissiers d’ajouter manuellement les frais pour les sacs en papier.

Désormais, 14 municipalités en Colombie-Britannique ont interdit les sacs en plastique à usage unique, selon le conseil.



Reference-ici.radio-canada.ca

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