Les produits russes retirés des tablettes de la SAQ


Le ministre en a fait l’annonce sur Twitter en fin de journée vendredi.

Quelques heures plus tôt, François Legault avait affirmé évaluer la possibilité de suspendre rapidement les importations de produits russes au Québec, à commencer par la vodka dans les succursales de la Société des alcools du Québec.

Toutes les représailles étudiées

Lors d’une rencontre avec les médias vendredi à Repentigny pour annoncer un investissement de 13,6 millions de dollars dans l’agrandissement d’un centre communautaire, le premier ministre du Québec a dû répondre à plusieurs questions concernant la réponse de son gouvernement à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Expliquant que Québec travaille actuellement avec Ottawa pour évaluer et coordonner sa réponse à cette crise majeure en Europe, François Legault a déclaré que toutes les représailles économiques contre la Russie sont étudiées en ce moment.

« On veut pénaliser au maximum M. Poutine et la Russie, autant au niveau des achats que des ventes. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Tout ce qu’on est capables de faire au point de vue économique on est en train de regarder ça, a-t-il fait savoir.

M. Legault a ajouté que la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, doit annoncer au cours des prochains jours le versement d’une aide financière à l’Ukraine.

À titre plus symbolique, Québec a aussi annoncé que le drapeau ukrainien allait flotter sur le mât de l’Assemblée nationale jusqu’à dimanche. Le mât du stade olympique sera aussi illuminé aux couleurs de l’Ukraine.

Des blindés ukrainiens.

Des blindés ukrainiens en mouvement dans l’est du pays.

Photo : Associated Press / Vadim Ghirda

Conscient des impacts économiques qu’aura cette crise pour les entreprises qui font des affaires en Russie, M. Legault a aussi confirmé que son gouvernement tentait actuellement de répertorier les entreprises d’ici qui pourraient être affectées par la guerre ou par les sanctions internationales.

Les échanges entre la Russie et le Québec sont quand même limités, a-t-il rappelé.

C’est sûr que quand on regarde l’économie, il y a de l’incertitude sur les marchés, a ajouté François Legault. Ce qui est le plus important, à mon avis, c’est ce qui va arriver avec le pétrole et le gaz. Vous savez qu’en Europe le grand fournisseur de pétrole et de gaz, c’est la Russie. Donc comment ils peuvent cesser d’acheter le pétrole et le gaz russe? Je pense que c’est ce qui ferait le plus mal à M. Poutine, mais en même temps, il faut trouver des alternatives.

Une augmentation de la réserve financière du Québec en cas d’imprévu pourrait aussi être annoncée dans le budget que son gouvernement doit présenter le 22 mars afin de contrer les effets économiques de la guerre en Ukraine.

Prêt à faire sa part pour les réfugiés ukrainiens

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 50 000 Ukrainiens ont fui leur pays en 48 heures pour trouver refuge dans les pays voisins. Un nombre appelé à croître rapidement à la vitesse à laquelle progressent les troupes russes sur le territoire ukrainien.

Pour François Legault, le Québec est tout à fait disposé à venir en aide et à accueillir des réfugiés ukrainiens.

Actuellement, Jean Boulet [ministre de l’Immigration] et Nadine Girault [ministre des Relations internationales] parlent avec le gouvernement fédéral et on est prêts à faire notre part, a assuré le premier ministre du Québec.

On regarde les pays limitrophes pour être capables d’en amener un certain nombre ici. C’est plus facile d’aller aider à côté de l’Ukraine. Ça fait partie de ce qu’on regarde avec le gouvernement fédéral. On devrait faire une mise à jour dans les prochains jours.

Une femme tient son bébé dans un bus alors qu'ils quittent Kiev, en Ukraine, le jeudi 24 février 2022.

Une femme tient son bébé dans un bus alors qu’elle fuit Kiev, le jeudi 24 février 2022.

Photo : Associated Press / Emilio Morenatti

Rappelons que le gouvernement canadien et ses alliés ont lancé une série de sanctions économiques qualifiées de sévères contre la Russie et ses gouvernants à titre de représailles à la suite de l’entrée en force des troupes russes en Ukraine.

Jeudi, le gouvernement Trudeau a annoncé l’imposition de nouvelles sanctions contre 62 personnes et organisations en Russie, y compris des membres de l’élite russe et leur famille, de même que le Groupe Wagner et de grandes banques russes.

Le Canada sanctionnera également des membres du Conseil de sécurité russe, dont les ministres de la Défense, des Finances et de la Justice.

Tous les permis d’exportation vers la Russie existants ont aussi été annulés, a confirmé la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, qui évalue à environ 700 millions de dollars l’impact des sanctions canadiennes sur la Russie.



Reference-ici.radio-canada.ca

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