Les poubelles de l’Ontario débordent : quelles solutions offrent les partis?


Mardi 5 avril, 13 h, grand soleil et mouettes virevoltant dans les airs. En fermant les yeux, on pourrait presque se croire en bord de mer. Mais l’odeur, elle, nous rappelle vite la réalité : nous sommes sur le site d’enfouissement de la Région de Waterloo, à 2 h de route de Toronto.

Des déchets, il y en a à perte de vue ici. Ils s’entassent en d’impressionnantes montagnes recouvertes de terre. La nature reprend le dessus par endroits inégaux, entre divers sachets de plastique qui, eux, mettront des années à se décomposer.

Plusieurs camions circulent, certains déchargent, d’autres écrasent et aplatissent les déchets de toutes sortes : ordures ménagères, sacs bleus normalement dédiés au recyclage, bois de construction et déchets organiques qui ont loupé la case compostage.

Il existe peu de matériaux entièrement recyclables, et jusqu’à 30 % de ceux qui pourraient l’être se retrouvent tout de même à la décharge parce qu’ils ont été contaminés, fait remarquer le directeur de l’Association de gestion des déchets de l’Ontario (OWMA), Mike Chopowick.

Des déchets sur un site d'enfouissement.

L’ouverture de nouveaux sites d’enfouissement en Ontario est compliquée par l’adoption d’une loi adoptée en 2020.

Photo : Radio-Canada

Mais il y a aussi les raisons financières. Le recyclage peut coûter entre quatre et cinq fois plus cher que d’envoyer les déchets vers la décharge.

Des sites d’enfouissement actifs des secteurs public et privé confondus, il y en a 805 en Ontario. Ils ont une capacité restante de 122 millions de tonnes dont 85 % de la capacité restante est détenue par 15 décharges, selon l’OWMA.

Or les données provinciales prédisent que la province produira 17 millions de tonnes de déchets chaque année d’ici le milieu du siècle et aura besoin de 16 sites d’enfouissement, nouveaux ou agrandis.

Vers une crise des déchets?

La capacité d’enfouissement disponible dans la province sera donc épuisée d’ici 12 ans, en 2034. Si les États-Unis interdisent entre-temps à l’Ontario d’y envoyer ses déchets, cette capacité sera épuisée d’ici 2028.

Mais la cadence ne ralentit pas pour autant. La province est devenue fortement dépendante des sites d’enfouissement, les siens, mais aussi ceux de son voisin américain.

En 2017, toujours selon l’OWMA, les mégadépotoirs de l’Ontario ont reçu 8,1 millions de tonnes de déchets, soit 5 % de plus qu’en 2016. Le Michigan et New York ont reçu environ 3,5 millions de tonnes de déchets de la province.

Un camion de poubelle vide sa cargaison sur une montage de déchets.

Chaque Ontarien produit en moyenne une tonne de déchets par année et seulement le quart est recyclé, selon la commissaire à l’environnement de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada

Si vous y pensez en termes de camions, c’est environ 150 000 camions long-courriers qui traversent la frontière vers les États-Unis pour nous aider à répondre à nos besoins en matière de capacité d’élimination des déchets, fait remarquer le président du groupe Policy Integrity, Peter Hargreave.

Il rappelle aussi que l’exportation connaît ses limites. Le Michigan a déjà commencé à renvoyer des déchets canadiens. Ou souvenez-vous encore des Philippines qui ont renvoyé un tas de déchets plastiques hautement contaminés au Canada, dit-il.

Des industriels peu responsabilisés

Dans son rapport de novembre dernier, la vérificatrice générale de l’Ontario, Bonnie Lysyk, pointait du doigt le fait que la province n’a pas pris de mesures concrètes pour accroître le réacheminement des déchets industriels, commerciaux et institutionnels.

« L’absence d’action gouvernementale au chapitre de la réduction des déchets commerciaux et industriels signifie que l’Ontario sera confronté à des questions comme “où mettre tous ces déchets” et “comment payer la note dans un avenir très rapproché”.  »

— Une citation de  Bonnie Lysyk, vérificatrice générale de l’Ontario
La vérificatrice générale de l'Ontario a présenté les conclusions de son rapport annuel devant les journalistes, le 7 décembre.

La vérificatrice générale de l’Ontario donne dans son rapport d’audit 17 recommandations visant à améliorer la situation.

Photo : The Canadian Press / Frank Gunn

Le problème est que le coût de l’enfouissement est bon marché au Canada et il n’y a pas d’incitations économiques à la réduction des déchets, selon le rapport publié par le Conseil des académies canadiennes (Nouvelle fenêtre) en novembre 2021.

Nous nous améliorons, nous avons maintenant un cadre de responsabilité des producteurs en Ontario, où les propriétaires de marques et les entreprises sont responsables financièrement des déchets qu’ils génèrent, assure de son côté M. Chopowick.

En chiffres, en Ontario :

  • 60 % des déchets produits par les entreprises et les institutions
  • 40 % des déchets résidentiels
  • 50 % des déchets résidentiels réacheminés (2018)
  • 15 % des déchets industriels et commerciaux réacheminés (2018)
  • 98 % des entreprises et institutions ne sont pas obligées de recycler

Les embûches pour ouvrir un site

Le projet de loi 197 adopté en 2020 par le gouvernement progressiste-conservateur complique la tâche pour ouvrir un nouvel espace d’enfouissement.

Cette loi exige qu’avant de commencer une évaluation environnementale, un promoteur de site d’enfouissement obtienne une autorisation du conseil municipal où se situera ce site. Si le site est situé à moins de 3,5 km d’une frontière avec une municipalité adjacente, il doit également obtenir une résolution distincte de ce conseil. Le véto ne s’applique toutefois pas aux agrandissements des décharges existantes.

Il y a un problème de géographie. Si vous imposez ces exigences de distances, il n’y a aucun endroit en Ontario où vous pouvez implanter un site d’enfouissement, indique Harry Dahme, avocat spécialisé en environnement. Il a défendu des promoteurs et des opposants aux décharges.

« Personne ne veut d’une poubelle géante proche de chez soi. »

— Une citation de  Harry Dahme, avocat
Harry Dahme, avocat

Harry Dahme, avocat

Photo : Radio-Canada

La deuxième embûche, ce sont les lois, dont celle sur les évaluations environnementales, très stricte.Si un promoteur privé veut aller de l’avant avec une approbation pour un site d’enfouissement, cela va lui coûter plus de 10 millions de dollars et cela pourrait prendre jusqu’à 10 ans, sans aucune chance de succès, prévient-il.

Selon Mike Chopowick, il faut alléger les règles en place, car depuis 2018 le nombre de déchets ne fait qu’augmenter, malgré les promesses de réduction répétées et les programmes de recyclage mis en place au fil des années.

« Les 12 millions de tonnes de déchets en Ontario que nous enfouissons vont continuer à s’accumuler pendant des décennies. En même temps, nous devons nous améliorer pour recycler et réacheminer nos déchets afin de garder le plus de matériaux possible hors de nos décharges. »

— Une citation de  Mike Chopowick, directeur de l’OWMA
un homme porte un gilet de sécurité fluorescent, il est devant un site d'enfouissement

Mike Chopowick, directeur de l’OWMA

Photo : Radio-Canada

Des impacts inégaux sur les communautés

À 2 h de route de Toronto, près de London, on trouve la décharge Green Lane, qui est gérée par la Ville Reine. Ce sont les déchets des Torontois que l’on retrouve ici, à quelques kilomètres de la Première Nation Oneida of the Thames.

« On peut voir la décharge depuis la réserve et les résidents qui vivent à proximité sentent l’odeur tous les jours. Elle s’est infiltrée dans leurs maisons, sur leurs vêtements et cause des maux de tête. Certains jours, les enfants ne peuvent pas jouer dehors. »

— Une citation de  Brandon Doxtator, consultant en environnement, Première Nation Oneida of the Thames
Il parle lors d'un appel vidéo et porte des écouteurs.

Brandon Doxtator, consultant en environnement, Première Nation Oneida of the Thames

Photo : Radio-Canada

Le consultant en environnement de la Première Nation, Brandon Doxtator décrit une odeur pestilentielle qui cause bien des tracas aux résidents. Ce mégadépotoir n’a pas été approuvé par la communauté.

Au départ, il s’agissait d’un petit site d’enfouissement local tenu par le secteur privé. Depuis 2007, c’est la Ville de Toronto qui gère le site. Il y a donc un suivi trimestriel depuis pour s’assurer qu’il n’y ait pas de contamination de la nappe phréatique, précise Brandon Doxtator. La communauté reçoit depuis peu une indemnisation financière partagée avec la Première Nation des Chippewas of the Thames.

Il y a aussi de petites manifestations de temps à autre, pour contester les désagréments causés par la décharge, et des appels. En 2012, il y a eu 500 plaintes, mais ensuite en 2016 presque plus personne n’appelait comme rien ne changeait, raconte Brandon Doxtator.

Le jeune homme relate qu’ils ont alors lancé une petite campagne pour rappeler aux résidents de continuer à appeler s’ils se sentaient incommodés. En l’espace de deux mois, il y avait eu 45 appels.

Considérer les déchets comme une ressource

Peter Hargreave de Policy Integrity pense que l’Ontario aurait tout intérêt à augmenter son taux de réacheminement, plutôt que de miser sur des décharges à durée de vie limitée. Actuellement, le taux de détournement des déchets est d’à peine environ 20 %, dit-il, alors qu’en 2004 déjà le gouvernement libéral s’était engagé à le faire passer à 60 %. Une partie de ces déchets pourraient servir à produire de l’engrais de haute qualité, par exemple.

« Il faut considérer les déchets comme une ressource économique. Nous générons une bonne quantité de déchets électroniques, ces appareils contiennent des ressources précieuses qui pourraient être réutilisées, notamment pour les véhicules électriques ou des électroménagers. »

— Une citation de  Peter Hargreave, Policy Integrity
Policy Integrity, Peter Hargreave

Policy Integrity, Peter Hargreave

Photo : Radio-Canada

Il cite en exemple les politiques d’autres provinces, plus ambitieuses selon lui. Le Québec a mis en place une redevance d’élimination pour les matières résiduelles, le Manitoba a pris des mesures similaires, avec une taxe d’élimination. Des États comme New York, le Vermont et le Massachusetts ont toutes des mesures pour interdire les matériaux organiques des sites d’enfouissement, note-t-il.

Le traitement des déchets est une chose du passé, il faut arrêter d’en produire et introduire des programmes sérieux à grande échelle pour réutiliser le tout, les emballages, les contenants, les produits électroménagers, abonde Karen Wirsig de l’organisme Environmental Defense.

Il y a trop peu d’incitatifs à la réduction des déchets en Ontario, explique-t-elle. On ne contrôle pas ce qui se passe dans les grands restaurants, les centres commerciaux et autres commerces et ils font ce qu’ils peuvent avec leurs déchets, dit-elle.

Karen Wirsig, Environmental Defense

Karen Wirsig, Environmental Defense

Photo : Radio-Canada

« La seule solution est de produire moins de plastique, car il contamine tout, même la nourriture et les produits ménagers. Il y a un peu de plastique dans tout et cela rend très difficile la tâche de recyclage et de compostage. »

— Une citation de  Karen Wirsig, Environmental Defense

La militante s’inquiète aussi de certains projets de gestion des déchets du gouvernement Ford, comme celui appelé de recyclage avancé. Il permet d’utiliser des produits chimiques et de la chaleur pour décomposer des déchets plastiques non recyclables, afin de les convertir en carburant et en d’autres produits, comme de l’essence.

C’est une stratégie du gouvernement pour faire disparaître les déchets en créant finalement d’autres polluants et il y a un grand lobby à ce sujet parce que cela permet de générer beaucoup d’argent, estime-t-elle.

Que faire des émissions?

Dans les décharges comme celles de Waterloo, il y a une quantité importante de déchets alimentaires et organiques qui, lorsqu’ils se décomposent, génèrent des émissions de méthane.

Les décharges modernes doivent disposer d’un système de collecte de gaz. Si certains d’entre eux ne réutilisent pas les émissions de méthane, d’autres les utilisent pour produire de l’électricité. Nous utilisons un système de vanne et de tuyaux pour capter les émissions de méthane. Dans la décharge de Waterloo, les émissions sont conduites vers une petite usine qui les transforme en électricité pouvant alimenter la collectivité, décrit Mike Chopowick.

M. Chopowik ajoute que dans d’autres cas, ces émissions peuvent être converties en gaz naturel renouvelable. Un autre engagement lors du processus d’évaluation environnementale est de garantir que les cours d’eau ou lacs aux alentours ne seront pas pollués par ces émissions. Beaucoup de ces décharges sont construites avec une base d’argile qui empêche l‘eau de s’échapper et ont des bassins de drainage pour capturer tout ruissellement, affirme-t-il.

Une usine qui traite les émissions de gaz de méthane pour les transformer en électricité

Les déchets organiques produisent des émissions de gaz de méthane qui sont acheminées vers une usine pour produire de l’électricité pour la communauté.

Photo : Radio-Canada

Mais selon Karen Wirsig, c’est une minorité de ces sites d’enfouissement qui utilisent réellement les émissions de méthane pour en faire de l’électricité. Il y a clairement de la pollution dans l’air, on peut la sentir et cela peut créer des maux de tête, souligne-t-elle.

Peter Hargreave explique que les systèmes de captage des gaz sur les sites sont sûrs, mais pas infaillibles. Il est de loin préférable pour nous de garder ce matériau hors du site d’enfouissement en premier lieu, pour ne pas avoir d’émissions et récupérer le maximum de la valeur des matériaux organiques, souligne-t-il.

Les positions des partis

Pour le chef des verts, Mike Schreiner, les maîtres mots sont le réacheminement et l’élimination des déchets. Nous faisons pression pour une économie circulaire, où les déchets sont éliminés, car traités comme des produits de valeur qui peuvent contribuer à bâtir notre économie, explique-t-il, citant en exemple la réutilisation de matériaux pour produire les batteries des véhicules électriques. Selon lui, la transformation de ces déchets permettrait de créer sept fois plus d’emplois que de les enfouir.

Mike Schreiner, chef du Parti vert de l'Ontario

Mike Schreiner, chef du Parti vert de l’Ontario

Photo : Radio-Canada / Michael Charles Cole

« Nous faisons pression pour des lois sur une responsabilité élargie qui inciteront les entreprises à réduire leurs déchets, notamment en les faisant payer davantage, plutôt que le contribuable, mais aussi pour leur faire réduire leurs déchets avec des incitatifs.  »

— Une citation de  Mike Schreiner, chef du Parti vert de l’Ontario

Cela passera néanmoins par des règles plus facilement lisibles et homogènes, selon lui. Présentement, elles varient trop souvent d’un lieu à l’autre. Par exemple, il y a encore un très faible taux de recyclage des granulats, qui sont utilisés pour construire routes et bâtiments.

Le Parti libéral s’engage à mettre en place un plan qui détournera et recyclera 60 % des déchets des décharges d’ici 2030 et 85 % d’ici 2050. La députée d’Ottawa-Vanier, Lucille Collard, assure que la stratégie d’un gouvernement libéral serait portée sur l’importance de moins gaspiller et de plus réutiliser. On sait qu’on est de grands consommateurs ici en Ontario et au Canada, et je pense que nos habitudes de vie doivent être modifiées si on veut faire une différence.

Elle ajoute que les matières organiques pourraient facilement être utilisées comme de l’engrais pour les fermiers et ne pas se retrouver dans les sites d’enfouissement. Mme Collard aimerait aussi des règles plus strictes pour diminuer les emballages dans le milieu de la grande distribution.

Une photo de Lucille Collard.

La députée libérale d’Ottawa-Vanier, Lucille Collard.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia Tremblay

« Il y a un moyen persuasif de les amener à changer leurs habitudes, je pense qu’on a des choses à faire au niveau des incitatifs, être innovateurs et travailler avec les industries. »

— Une citation de  Lucille Collard, candidate libérale Ottawa-Vanier

Les données de l’OWMA montrent que les Ontariens jettent environ 12 millions de tonnes de déchets aux sites d’enfouissement chaque année, soit l’équivalent de 2,21 kg par personne par jour.

Peter Tabuns est le critique sur l’énergie et la crise climatique du NPD ontarien. Selon lui, il faut avoir des exigences de recyclage plus strictes dans le secteur non résidentiel. Son parti s’est engagé à éliminer l’utilisation du plastique à usage unique hors situations médicales d’ici 2024. Le député est persuadé qu’il est possible d’aller vite avec un programme ambitieux de réutilisation et de recyclage, sans avoir besoin d’ouvrir une nouvelle décharge.

Le député néo-démocrate, Peter Tabuns.

Le député néo-démocrate, Peter Tabuns.

Photo : Radio-Canada

« Il faut s’assurer que les programmes sont là pour obtenir le détournement nécessaire et prolonger considérablement la durée de vie de nos décharges de cette façon. »

— Une citation de  Peter Tabuns, candidat néo-démocrate, Toronto-Danforth

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada avant le déclenchement des élections, un porte-parole du ministère de l’Environnement rappelait que le gouvernement conservateur sortant a finalisé un nouveau règlement sur les boîtes bleues de recyclage en juin 2021 pour étendre ce service à davantage de matériaux et de communautés. Selon lui, ce changement permettra de détourner 200 000 tonnes de déchets supplémentaires chaque année.

Il citait aussi la mise en place de l’Énoncé politique sur les déchets alimentaires et organiques, qui fixe des objectifs et donne des directives aux municipalités, aux entreprises et aux institutions pour réduire et détourner les déchets alimentaires et organiques des sites d’enfouissement.

Dans son courriel, le porte-parole du ministère ajoutait que les déchets alimentaires peuvent être convertis en carburants alternatifs et en énergie renouvelable. Concernant de nouveaux sites d’enfouissement, la province dit reconnaître l’importance de l’autonomie dans la prise de décision locale.

Une boite bleue

En Ontario, c’est le bac bleu qui est utilisé pour le recyclage.

Photo : iStock / Radio-Canada

En attendant, tous les Ontariens ne seront pas touchés de la même manière par ce manque de sites d’enfouissement. De nombreuses municipalités, en particulier les petites et moyennes, ont une capacité suffisante pour répondre aux besoins de leurs résidents. D’autres, comme Toronto, York et Peel, manquent au contraire de terrains disponibles.

La 2e vie des décharges

La décharge est recouverte de terre puis de végétation, et elle apparaîtra comme une colline naturelle, mais il faudra garder un œil pendant plusieurs décennies. On parle de la surveillance des eaux souterraines, de l’air et d’une inspection périodique de la décharge pour s’assurer que cela reste comme c’est censé, précise M. Dahme.

À Mississauga, l’ancien site d’enfouissement est devenu un terrain de golf. Certains deviennent des parcs municipaux ou des pistes de ski, comme à North York et Toronto. En remontant la Don Valley, les collines sont toutes d’anciennes décharges.



Reference-ici.radio-canada.ca

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