Il est tout juste 6 h à Sherbrooke, mais plus d’une vingtaine de personnes applaudissent et encouragent chaleureusement devant les écrans qui diffusent les premières performances de Kim Boutin et de Jordan Pierre-Gilles.

Plusieurs personnes applaudissent et lèvent les bras en l'air.

Des supporteurs des athlètes sherbrookois se réjouissent des résultats obtenus lors de la première journée de compétition.

Photo : Radio-Canada

Il est 19 h à Pékin et les patineurs de vitesse estriens font leurs premiers tours de piste. Rapidement, la triple médaillée des Jeux de Pyeongchang Kim Boutin se qualifie pour la suite des compétitions du 500 m.

Au-delà de la performance, ce qui attire l’oeil de son père Pierre Boutin, c’est l’assurance de sa fille sur la glace.

Dans l’attitude que j’ai vue jusqu’à présent, dans la façon qu’elle course, je ressens qu’elle est en confiance. Je vais être content si elle réussit à aller chercher une médaille, mais pas à tout prix. Je préfère qu’elle soit heureuse dans ce qu’elle fait en ce moment, souligne-t-il.

Quatre adultes sont assis autour d'une table.

La famille de Kim Boutin suit de près les premières compétitions de la triple médaillée des Jeux olympiques de Pyeongchang.

Photo : Radio-Canada / Jean Arel

Peu de temps après, les applaudissements reprennent de plus belle, cette fois pour le Sherbrookois Jordan Pierre-Gilles qui participe à ses premiers JO, lorsqu’il se qualifie pour les quarts de finale du 1000 m. Un moment d’émotion pour son père Richard Pierre-Gilles.

« C’est un gros soulagement parce que c’était une grosse vague. Il fallait qu’il soit vigilant. Il a patiné de façon très intelligente, très stratégique. Puis, ce fut payant. On est content pour lui. »

— Une citation de  Richard Pierre-Gilles, père de Jordan

La joie du père est aussi partagée par le frère de Jordan Pierre-Gilles, Cédric, qui est avec toute sa famille.

C’est tellement de sacrifices qu’il fait. Il a juste 23 ans, mais ça fait quand même plusieurs années qu’il travaille là-dessus, qu’il passe beaucoup de temps à l’entraînement, qu’il y a plein d’activités qu’il ne fait pas, des voyages qu’il ne fait pas. D’arriver là, d’en profiter, c’est vraiment beau à voir, dit Cédric Pierre-Gilles.

L’espoir des familles culminera lundi dans les finales des 500 et 1000 m.

Les Sherbrookois si près d’une première médaille

Le clou de la journée pour les familles a été de retrouver les deux patineurs sherbrookois en finale de la nouvelle épreuve du relais mixte, mais une chute provoquée par la patineuse Florence Brunelle a entraîné la disqualification du Canada.

« Bien sûr, il y a un niveau de nervosité dans la première journée qui fait qu’il peut y avoir des erreurs, c’est normal. »

— Une citation de  Pierre Boutin, père de Kim Boutin

Malgré cette défaite crève-cœur, les jeunes membres du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke profitent du moment pour rêver à leur propre avenir. C’est le cas de Félix Bouffard qui s’inspire du parcours de ces deux athlètes sherbrookois.

Kim et Jordan étaient à ma place avant. C’est sûr que, pour moi, c’est un rêve d’aller aux Jeux olympiques. Je travaille fort dans les pratiques pour peut-être un jour y arriver, lance Félix Bouffard.

Le défi que représente un parcours olympique n’est pas l’objectif de tous les athlètes présents. Plusieurs admirent ces patineurs qu’ils applaudissent à tout rompre sans pour autant souhaiter atteindre ce niveau de compétition.

Je trouve que c’est quand même une grosse charge émotionnelle d’aller aux Olympiques. Je trouve ça un peu gros pour moi, admet Léna Morin.

Pour elle comme pour plusieurs supporteurs, la joie d’encourager les athlètes à l’écran et de les voir réaliser des exploits suffit pour lancer la journée du bon pied.

Avec les informations de Jean Arel



Reference-ici.radio-canada.ca

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