La recherche a été publiée à la mi-mars dans le Canadian Journal of Public Health.

L’Organisation mondiale de la santé (Organisation mondiale de la santé) recommande de limiter la consommation de sucres libres à moins de 10 % des apports énergétiques totaux et suggère d’aller encore plus loin et de passer en dessous de 5 % des apports énergétiques totaux pour augmenter les bienfaits pour la santé.

Pourtant, selon l’étude, seulement 34 % des Canadiens respectent la limite de 10 % de leur apport énergétique total et 6 % des Canadiens respectent la limite idéale de 5 %.

Les sucres libres incluent tous les monosaccharides et disaccharides ajoutés aux aliments, comme dans les produits transformés et les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits.

Il est important de noter que la recommandation n’est pas de couper complètement le sucre, mais de le consommer en modération, lance le chercheur Paul Veugelers de l’École de santé publique de l’Université de l’Alberta et coauteur de l’étude.

Le sucre coûte 5 milliards de dollars annuellement

Les chercheurs concluent que si les Canadiens avaient suivi la recommandation d’une consommation limitée à 10 % en 2019, environ 2,5 milliards de dollars auraient pu être économisés en soins de santé et 5 milliards de dollars de coûts auraient pu être évités en suivant la recommandation plus stricte de 5 %.

Le traitement et la gestion des maladies chroniques représentent environ 67 % de tous les coûts des soins de santé au Canada, avec une facture annuelle de 190 milliards de dollars.

Limiter la consommation de sucre libre à moins de 10 % de l’apport énergétique pourrait réduire la prévalence du diabète de 27 %. Si les Canadiens limitaient leur consommation de sucre à moins de 5 %, la diminution serait de 44,8 %.

Le diabète est simplement une maladie très coûteuse à gérer et à traiter. Cela peut survenir à un âge précoce et vous pouvez vivre avec pendant très longtemps. Elle peut entraîner des problèmes rénaux, le recours à des dialyses, des amputations, ce ne sont là que quelques exemples horribles des effets que peut avoir cette maladie , dit Paul Veugelers.

L’étude note aussi qu’au Canada, les maladies chroniques, y compris le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, représentaient 62 % de tous les décès en 2019 et que leur traitement et la gestion consomment 67 % de tous les coûts directs des soins de santé.

L’adoption d’un modes de vie sains, tels qu’une alimentation saine, une vie active, ne pas fumer et avoir une consommation limitée d’alcool, peut prévenir jusqu’à 80 % des cas de diabètes de type 2 et des maladies cardiovasculaires, de même que 40 % des cas de cancer.

Une cuillère pige dans un tas de sucre brun.

Limiter la consommation de sucre libre à moins de 10 % de l’apport énergétique pourrait réduire la prévalence du diabète de 27 %.

Photo : Radio-Canada

Taxer le sucre

Les auteurs de l’étude notent qu’une quarantaine de pays et de villes du monde ont mis en place une taxe sur les boissons sucrées comme les boissons gazeuses pour en dissuader la consommation. La province de Terre-Neuve-et-Labrador a d’ailleurs récemment introduit la première taxe de ce type au Canada.

Les chercheurs préconisent une approche plus large, car ils ont constaté que seulement 17 % de la consommation de sucre des Canadiens vient des boissons sucrées.

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Ils souhaitent une taxe sur tous les produits contenant du sucre ajouté dont les revenus pourraient servir à financer des subventions pour promouvoir les aliments sains et à investir dans l’éducation.

Ils recommandent aussi de limiter les publicités destinées aux enfants et d’obliger l’industrie à mieux étiqueter les produits en montrant tout le sucre qu’ils contiennent puisque de nombreux termes sont utilisés pour désigner le sucre.



Reference-ici.radio-canada.ca

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