La proposition prébudgétaire du SCFP, Un plan pour tous les Néo-Brunswickois, a été présentée lors d’une conférence de presse lundi.

Le syndicat dit vouloir profiter de la foulée de la grève provinciale qui a eu lieu à la fin de l’année dernière afin d’obtenir de meilleures conditions pour les travailleurs du secteur public et la population de la province.

Gabrielle Ross-Marquette

Gabrielle Ross-Marquette, conseillère syndicale en recherche pour le SCFP au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

Gabrielle Ross-Marquette, conseillère syndicale en recherche pour le Syndicat canadien de la fonction publique, explique que le syndicat souhaite d’abord et avant tout que le gouvernement investisse davantage dans les services publics. Les investissements dans le secteur public sont un moteur important de la croissance économique, de l’augmentation de la productivité et de la prospérité partagée, selon elle.

Avec l’annonce du gouvernement du Nouveau-Brunswick d’un surplus budgétaire de 487,8 millions de dollars, le SCPF indique dans un communiqué qu’il s’agit d’ une occasion historique de présenter notre vision d’un gouvernement qui travaille pour tout le monde, pas seulement pour quelques privilégiés.

Les principales propositions

Six propositions sont présentées dans le plan prébudgétaire du syndicat.

D’abord, investir afin d’avoir des salaires justes. Selon le Syndicat canadien de la fonction publique, l’augmentation prévue du salaire minimum à 13,75 $ en octobre prochain n’est pas suffisante. On sait qu’un salaire décent selon certains calculs qui ont été faits […] se situe autour du 20 $ un peu partout dans la province, explique Gabrielle Ross-Marquette.

Le Syndicat canadien de la fonction publique souhaite aussi des services universels de garde à l’enfance. Des investissements seraient utilisés pour créer des garderies dans des infrastructures déjà existantes.

Une autre proposition est de réformer le secteur de soins de longue durée, qui compte plusieurs entreprises à but lucratif, et de rendre ces soins publics.

Le plan propose également des mesures afin de rendre le logement et l’électricité plus abordable pour les habitants de la province.

Finalement, le SCPF souhaite garder les services publics, alors que des réformes majeures en éducation, dans le monde municipal et dans les soins de santé sont en vigueur.

Les syndicats peu consultés

Daniel Légère, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick, déplore le manque de consultation de la part des syndicats lors des consultations pour le budget.

Lui-même a réussi à discuter avec le ministre des Finances Ernie Steeves pendant 15 minutes, mais il a indiqué lors de la conférence de presse du SCFP que les autres groupes syndicaux de la province n’ont pas eu cette chance.

Le manque de consultation avec les syndicats de la province, on dirait que c’est un problème systématique au Nouveau-Brunswick.

Gabrielle Ross-Marquette confirme que le SCFP n’a pas eu d’invitation lors des consultations pour le budget, une première depuis des dizaines d’années.

Le gouvernement de la province a indiqué, par courriel, avoir consulté les syndicats individuellement au cours de la dernière année. Il indique aussi que les Néo-Brunswickois ont été invités à partager leurs commentaires concernant le budget en ligne.

La proposition prébudgétaire du Syndicat canadien de la fonction publique sera envoyée au gouvernement pour consultation.

Le budget du Nouveau-Brunswick sera dévoilé le 22 mars prochain.



Reference-ici.radio-canada.ca

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