M. Lacombe a accordé une entrevue au chef d’antenne d’Ici Est-du-Québec, Charles-Alexandre Tisseyre lundi avant-midi.

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Q. Vous avez annoncé 14 000 places en garderies subventionnées, dont plus de 300 dans l’Est-du-Québec. Est-ce que ça avance au rythme souhaité, selon vous?

Oui, pour l’instant, tout à fait. On coupe dans la paperasse, comme je l’avais promis. On est passé d’un délai pour cette étape-là de 10 mois dans le passé, à 60 jours. On a sauvé huit mois pour l’étude de toutes ces demandes sans pour autant couper dans la qualité. La COVID-19, c’est toujours un défi. Des gestionnaires nous disent qu’ils auraient besoin d’un peu plus de temps, mais ça va plus vite que dans le passé.

Q. On sait que les besoins sont très importants en ce moment. Quand les places octroyées seront-elles bel et bien disponibles pour les enfants?

Pour celles qu’on a annoncées hier, on les a remises aux Centre de la petite enfance et aux garderies de l’Est-du-Québec. C’est 330 nouvelles places qui vont être développées et on leur donne un maximum de 24 mois. Mais dans certains cas, ça peut être beaucoup plus rapide. Je pense notamment à Bonaventure où le Centre de la petite enfance a mis sur pied une installation temporaire. Pendant que le Centre de la petite enfance se construit ou s’agrandit, les places sont déjà offertes parce que la Municipalité a prêté des locaux temporaires. C’est possible ça aussi et ça va arriver dans plusieurs secteurs. On souhaite pouvoir le faire quand c’est possible parce qu’on sauve des mois, parfois des années qui sont précieuses.

Q. Le mouvement « Ma place au travail » réclame entre autres une aide d’urgence pour aider les parents qui ne peuvent pas retourner au travail faute de places en garderie. Est-ce qu’une telle aide est envisageable?

Toutes les énergies que je déploie chaque jour, c’est pour concrétiser les places qu’on annonce le plus rapidement possible. C’est vraiment là-dessus que je travaille parce que je comprends que la situation est difficile. Mais on n’est pas dans des dédommagements en ce moment. Des parents qui attendent, il y en a depuis 25 ans parce que le réseau n’a jamais été complété. Et la situation s’améliore quand même d’année en année. Il est temps de finir le réseau. Et nous, c’est ce à quoi on s’est engagé. Donc là, dans l’Est-du-Québec, c’est 1600 places qui sont en développement, avec les 330 qu’on a ajoutés chez vous, moi j’ai espoir que dans les prochains mois, le problème sera réglé.

Q. Il y a aussi des voix qui s’élèvent pour que le gouvernement fasse de l’accès au service de garde un droit. Est-ce que vous comptez répondre à cette demande?

Tout à fait. Le droit pour les enfants d’avoir une place [en garderie], il est déjà dans notre loi. Mais il est écrit de la même façon que d’avoir des services, des soins de santé au Québec. Ce droit-là existe, mais le problème c’est qu’on n’a jamais eu les moyens de le faire vivre parce qu’il a toujours manqué de places en garderie et aucun gouvernement [ne] s’y attaquait de façon concrète.

Oui, nous on veut concrétiser ce droit-là. J’ai mis dans mon projet de loi un article qui oblige le gouvernement, qui oblige le gouvernement pour la première fois de l’histoire, à développer des places subventionnées dès qu’il manque de places dans un territoire. C’est comme ça qu’on va concrétiser ce droit qui existe déjà dans notre loi, comme dans la loi sur les services sociaux.

Q. Pour que des places soient octroyées, vous devez attendre qu’on vous soumette un projet. Est-ce qu’il arrive qu’une région ait des besoins pour des places, mais qu’aucun projet n’ait été soumis?

C’est le cas en Haute-Gaspésie. C’est un problème. Qu’est-ce qu’on fait quand les parents attendent? On a les mains attachées parce que la loi nous ne permet pas d’aller développer des projets nous-mêmes. Dans le projet de loi 1 que j’ai déposé, on veut se donner ce droit, cette possibilité de construire quand personne d’autre n’a un projet à soumettre. J’espère que le projet de loi soit adopté rapidement pour concrétiser le droit à tous les enfants d’avoir une place au Québec.

Le texte a été allégé à des fins de clarté.



Reference-ici.radio-canada.ca

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