Le déficit du transport collectif montréalais encore épongé par Québec et Ottawa | Budget du Québec 2022


Les sommes prévues dans le budget 2022 du Québec, présenté mardi par le ministre des Finances Eric Girard, devraient être suffisantes pour combler le déficit anticipé par l’Agence régionale de transport métropolitain (Agence régionale de transport métropolitain), a confirmé son porte-parole Simon Charbonneau à Radio-Canada mercredi.

Évidemment, il y a des modalités qui demeurent à être précisées, avec le MTQ notamment, mais on estime qu’on va arriver à équilibrer notre budget [grâce à l’aide annoncée mardi], a-t-il affirmé en entrevue.

L’Agence régionale de transport métropolitain se dirigeait vers un manque à gagner d’environ 300 millions de dollars pour 2022, selon M. Charbonneau. Et comme l’Agence est responsable depuis 2017 de financer les organismes publics de transport en commun de la région métropolitaine, ceux-ci risquaient fort de faire les frais d’un tel déficit.

Éric Alan Caldwell en point de presse.

Conseiller de la ville dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et membre de Projet Montréal, Éric Alan Caldwell a été nommé président du conseil d’administration de la STM à la fin de 2021.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Si les craintes étaient particulièrement vives à la Société de transport de Montréal (Société de transport de Montréal), elles sont maintenant en partie apaisées, à en croire le président de son conseil d’administration, le conseiller Éric Alan Caldwell.

L’argent, il faut bien comprendre, est donné à l’Agence régionale de transport métropolitain, donc nous, on est en discussion avec nos partenaires pour s’assurer [de maintenir] une offre de service, […] mais ça va dans le bon sens, a-t-il confié en entrevue à Radio-Canada mercredi.

Près de 400 M$ d’argent frais

Le gouvernement Legault a confirmé mardi 393 millions de dollars de crédit additionnel pour soutenir les sociétés de transport collectif du Québec, dont 196,5 millions provenant du gouvernement fédéral.

Ces sommes s’inscrivent en bonne partie dans le Programme d’aide d’urgence au transport en commun (Programme d’aide d’urgence au transport en commun), mis sur pied en 2020 afin de couvrir les coûts additionnels ainsi que les pertes de revenus occasionnés par la pandémie.

Elles incluent également, en dehors de ce programme, un montant de 100 millions de dollars que le ministre Girard avait promis à l’Agence régionale de transport métropolitain dans sa mise à jour économique de novembre dernier.

Le ministre Girard en entrevue à Radio-Canada.

Le ministre Eric Girard a présenté mardi le budget 2022 du gouvernement du Québec.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Questionnée mercredi, l’Agence régionale de transport métropolitain s’est dite incapable de prédire quel pourcentage elle pourra toucher des 393 millions de dollars supplémentaires annoncés mardi.

Son porte-parole a toutefois indiqué qu’il avait bon espoir que cette somme dépasse les 300 millions, soulignant au passage que l’achalandage de l’Agence régionale de transport métropolitain représentait environ 85 % de tous les déplacements en transport collectif du Québec.

La Société de transport de Montréal, pour sa part, se dirigeait vers un manque à gagner de 43 millions de dollars pour 2022, ce qui avait poussé son directeur général Luc Tremblay à lancer un véritable cri du cœur, en janvier. Il a quitté ses fonctions depuis.

Or, l’entente de services conclue entre l’Agence régionale de transport métropolitain et la Société de transport de Montréal, qui couvre les coûts d’opération et d’immobilisations de la flotte montréalaise, représente bon an mal an 70 % de la rémunération totale versée aux organismes publics de transport en commun de la région métropolitaine.

Depuis 2020, Québec et Ottawa ont investi près de 1,8 milliard de dollars dans le Programme d’aide d’urgence au transport en commun, qui doit théoriquement prendre fin le 31 décembre 2022.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine



Reference-ici.radio-canada.ca

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