Le CLSC de Senneterre ouvert en tout temps dès le 7 mars


D’abord annoncé par le ministre de la Santé, Christian Dubé au Salon bleu de l’Assemblée nationale, l’information a été confirmée en après-midi par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue.

La présidente directrice générale, Caroline Roy, a fait savoir que 2 nouvelles infirmières et 1 infirmière auxiliaire ont été engagées et le retour de certains employés permet d’offrir à nouveau le service en tout temps, 24 heures par jour, 7 jours par semaine.

Présentement avec les ressources en place, on a vraiment projeté les horaires sur quelques mois puis on est en mesure de confirmer la continuité du service. Évidemment on n’est pas à l’abri de certaines absences qui pourraient se présenter, mais avec les effectifs qu’on a sur place, on sera capable d’y faire face , assure Caroline Roy.

Caroline Roy devant un rideau, portant un veston, mi-souriante.

Caroline Roy, présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le CLSC de Senneterre était fermé 16 heures par jour depuis le 18 octobre en raison du manque de personnel infirmier.

Une décision qui avait entraînée une levée de boucliers dans la communauté de Senneterre.

La réouverture du service d’urgence du CLSC permet également de rouvrir les quatre lits d’hospitalisation de l’installation.

On est heureux de pouvoir reprendre les services pour la population de Senneterre. On avait annoncé que lorsqu’on le pourrait, on le ferait, c’est ce qu’on fait. Je le répète c’est vraiment aussi grâce à la collaboration des partenaires du milieu, des gens du secteur, qui ont contribué à favoriser l’attraction de la nouvelle main-d’œuvre , affirme Caroline Roy.

La deuxième ambulance, qui avait été ajoutée, sera maintenue jusqu’au 31 mars. La situation sera ensuite réévaluée selon le CISSS-AT.

Soulagement à Senneterre

La mairesse Nathalie-Ann Pelchat se réjouit de ce retour à la normale pour l’urgence de Senneterre, mais aussi pour les lits de courte durée.

C’est beau, on parle beaucoup de l’urgence, mais est-ce qu’on retrouve nos lits, les mêmes soins qu’on avait avant? On me dit que oui, alors à ce niveau-là, c’est une excellente nouvelle pour toute la population. Je pense que les gens étaient beaucoup sur le qui-vive, se sentaient un peu moins en sécurité. Ça va rassurer la population pour dire, oui Senneterre, c’est une belle place pour vivre, mais aussi parce qu’on a des services de santé de proximité. Ça vaut cher ces services-là, pis on ne veut pas perdre ça, affirme-t-elle.

L'urgence du Centre de Santé de Senneterre,

L’urgence du Centre de Santé de Senneterre

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Consciente que Québec est à revoir son système de santé et son déploiement sur le territoire, Nathalie-Ann Pelchat assure que Senneterre entend protéger ses acquis.

Je reviens à dire que Senneterre est la troisième plus grande ville au Québec au niveau de la superficie. On a plein de forêts, plein de chemins forestiers et plein de travailleurs un peu partout. On ne peut pas perdre ce service de proximité. On n’est pas capable de visualiser de ne pas avoir une urgence à Senneterre. Pour nous, c’est non négociable. Si jamais il y a une autre annonce éventuellement dans ce sens-là, je pense qu’ils savent très bien que Senneterre ne se laissera pas faire facilement., laisse entendre Nathalie-Ann Pelchat.

Des citoyens marchent dans la rue en signe de protestation.

Plus de 400 personnes avaient marché dans la rue en signe de protestation à la suite de la fermeture de l’urgence. (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La mairesse Nathalie-Ann Pelchat souligne que c’est aussi le travail et la mobilisation de toute une communauté qui ont mené à ce dénouement heureux. Si la collaboration avec le CISSS-AT s’est avérée difficile au départ, celle-ci s’est grandement améliorée en cours de route.

On parle beaucoup de la ville, mais il y a vraiment beaucoup de gens qui ont travaillé fort dans ce dossier. Et malgré tout ce qu’on a dit dans le passé, je sais aussi que le CISSS-AT a travaillé très fort au niveau du recrutement., a-t-elle reconnu.

De son côté, la porte-parole du comité de mobilisation de Senneterre, Mindie Fournier, parle d’une belle victoire pour la communauté.

On se sent soulagé. C’est sûr que c’est un gros poids qui a été enlevé sur les épaules de toute la population. C’est une belle victoire. On considère qu’on n’a pas fini totalement dans le dossier parce qu’il reste encore le dossier des ambulances, mais par contre on se réjouit de retrouver  au moins l’accès à nos services 24 heures sur 24. C’est un super beau dossier qui a un très beau dénouement et on voit aussi la force de notre communauté avec un super beau travail d’équipe, fait-elle valoir.

2 décès liés à la COVID

La santé publique régionale rapporte 2 nouveaux décès liés à la COVID-19 dans la dernière semaine, pour un total de 47 depuis le début de la cinquième vague ayant débuté le 5 décembre.

On constate une légère hausse des hospitalisations cette semaine, alors que 23 personnes sont hospitalisées avec le virus.

Plusieurs personnes sont hospitalisées pour une autre raison, mais lors de leur séjour la personne est déclarée positive, on parle d’environ 50 % des gens hospitalisés et 20 % des gens aux soins intensifs précise toutefois la médecin-conseil en santé publique, Dre Omobola Sobanjo.

11 éclosions ont été confirmées par la Santé publique.

La plupart sont stables avec peu de cas, mais on continue de les surveiller. Il y a toutefois une nouvelle éclosion qui a été décelée aux Jardins du Patrimoine de Rouyn-Noranda , affirme Dre Sobanjo, qui précise que la cinquième vague n’est toujours pas terminée dans la région.

On voit qu’à d’autres endroits comme Montréal ils sont déjà rendus à la fin de la cinquième vague alors que nous il nous reste encore du chemin à faire. C’est important de faire attention, car au retour de la relâche avec tous les assouplissements, il se peut que l’on constate une autre légère hausse de cas, affirme-t-elle.

Une centaine de travailleurs de la santé sont encore absents tous les jours dans les différents établissements de la région comparativement à 250 au pic de la cinquième vague.



Reference-ici.radio-canada.ca

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