Kemy Osse, premier joueur de l’histoire de l’Alliance de Montréal



Pas une mince affaire pour une équipe qui fera ses débuts dans la Ligue élite canadienne de basketball (LECB), et souvent le sujet d’une formule usée de question de jeu-questionnaire.

La réponse? Le meneur Kemy Osse.

Ayant quitté la maison en 2008 pour poursuivre ses études secondaires, c’est un retour à la maison pour ce Montréalais qui a disputé les deux dernières saisons dans la LECB, avec les Rattlers de la Saskatchewan.

Joel et Ibrahim m’ont parlé après la date limite. Ibrahim, je le connais depuis que je suis tout jeune, on avait le même entraîneur, alors on a une très bonne relation. Alors, quand il m’a appelé, c’est du monde en qui j’ai confiance, c’était un no-brainer, a expliqué le joueur. C’était facile pour moi de venir travailler avec eux. Ils ont ma confiance et j’ai la leur.

Ibrahim Appiah est le directeur du personnel des joueurs, et Joel Anthony, le directeur général.

On est tellement content de faire cette annonce. On a travaillé dur pour arriver à cette étape. C’est tellement important pour l’histoire de notre équipe, a d’abord mentionné le directeur général.

Kemy Osse a joué son basketball universitaire aux États-Unis avec l’Université du Nebraska. Il était notamment de l’équipe qui avait causé la surprise au March Madness de 2016 en éliminant Perdue au premier tour.

Il est un routier du basket canadien, ayant joué avec trois équipes différentes de la Ligue nationale de basketball du Canada (LNB), avant de s’installer en Saskatchewan.

C’est un joueur avec de l’expérience, il peut jouer des deux côtés du ballon. Son expérience à l’attaque lui a amené beaucoup de succès dans notre ligue. Ce sera important qu’il apporte ça pour qu’on puisse être compétitif, a poursuivi Joel Anthony.

Une de ses plus grandes force, c’est son leadership. Le talent, c’est là, mais il n’y a pas beaucoup de joueurs qu’on sait qu’ils seront commited à notre équipe, notre style, pour aider à gagner des matchs, mais aussi qui peut aider tous les joueurs et être un exemple de que ce qu’on veut. C’est une qualité tellement importante pour nous.

Une évaluation qui est cohérente avec la conception que le meneur de 6 pi 1 po a de lui-même.

Très charismatique en dehors du terrain, mais sur le terrain, je suis le plus gros compétiteur. Je déteste perdre. Je déteste perdre. Des nuits, je ne vais pas dormir. Je déteste perdre et toute ma carrière a été comme ça. J’ai gagné à tous les niveaux et il me manque ce championnat, et ce serait beau de l’avoir ici, a-t-il lancé de façon imagée.

En séries, en 2020, dans la LECB, Kemy Osse a notamment terminé parmi les meilleurs au classement pour les points, les rebonds, les passes décisives et le pourcentage de tirs de trois points.

Produits locaux

Joel Anthony a été limpide sur la question du talent local. C’est une priorité pour l’organisation.

Une des premières choses que notre équipe de scouting voulait faire, c’est d’identifier les joueurs de Montréal, les joueurs du Québec, qui jouent dans notre ligue, est aussi, qui jouent professionnel, et Kemy était un des premiers. Ensuite, on a juste pris notre temps pour suivre le processus, pour qu’il signe et soit un membre de notre équipe.

Ils ne seront pas tous des joueurs locaux. Le basket, c’est un jeu mondial. On va avoir des joueurs des États-Unis, du Canada et ailleurs à l’international. Et ça représente Montréal parce qu’il y a différentes cultures dans notre ville. Ce sera une représentation de notre ville, de notre province et de notre culture.

C’est une équipe de Montréal, on a des joueurs qui sont très bons, qui peuvent jouer au niveau professionnel. Pour les jeunes, qu’ils puissent voir des joueurs au niveau professionnel, c’est tellement important pour nous. C’est une des raisons pour lesquelles on est ici, pour aider à développer les joueurs locaux.

C’est d’ailleurs un concept qui fonctionne dans les deux sens. Kemy Osse a eu une réaction instantanée lors de l’annonce de l’attribution d’une équipe à Montréal.

Mes yeux se sont tout de suite ouverts, ce serait le fun de revenir ici, a-t-il relaté. J’avais déjà joué dans la ligue deux ans, en Saskatchewan, alors je sais c’est quoi la ligue. Je savais que ça valait la peine de revenir à la maison, et de faire un show pour les fans.

C’est une ligue qui va attirer des fans. Les Montréalais, ça va être le fun. Il y a des gars qui se sont fait repêcher NBA, G-League, et même en Europe. C’est une ligue avec beaucoup de visibilité, et ça continue à grandir.

Je trouve que c’est plus rapide que l’Europe, où il y a plus de systèmes. Ici, c’est un show, tu joues vite, c’est un peu le style de la G-League. C’est plus américain, c’est pour ça que je dis que les fans vont apprécier.

L’Alliance disputera le premier match de son histoire face aux Honey Badgers à Hamilton, le 25 mai prochain.



Reference-ici.radio-canada.ca

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