Avant de s’envoler à destination de Winnipeg, le Tricolore a tenu une séance d’entraînement à Brossard, à laquelle a participé le défenseur Joel Edmundson.

Ce dernier sera du voyage de quatre matchs dans l’Ouest canadien qui s’ouvrira mardi soir face aux Jets. L’attaquant Cédric Paquette se trouvait aussi à bord de l’avion. Mais St-Louis a indiqué qu’il ne savait pas si Edmundson disputera un premier match cette saison.

En attendant de connaître la réponse, Jeff Petry a encensé l’approche préconisée par l’entraîneur qui permet aux joueurs de s’amener au Manitoba fort d’une première séquence de cinq victoires en cinq ans.

Il s’est amené ici avec une nouvelle approche et ça rapporte. Les entraînements sont intenses, mais amusants. Ça dépasse les simulations de jeu. Ça vous oblige à une meilleure lecture du jeu et à une plus grande possession de la rondelle, a affirmé Petry au cœur de rumeurs d’échanges persistantes.

Il écoute les consignes de l'entraîneur.

Jeff Petry à l’entraînement

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À ce propos, Petry est allé jusqu’à dire que le style mis de l’avant par St-Louis pourrait l’inciter à revoir sa position quant à son avenir à Montréal.

Il en a rajouté une couche en répondant à la question d’un journaliste qui lui demandait si sa sortie publique très critique à l’endroit du système de jeu préconisé par Dominique Ducharme relevait d’une opinion personnelle ou d’un consensus dans le vestiaire.

« Pour être honnête, c’était un peu des deux. Nous jouons mieux en défense. On a éliminé cette zone grise où les défenseurs ne savaient pas s’ils devaient appuyer l’attaque ou pas. On ne donne plus cette seconde de plus à l’adversaire pour réaliser le jeu parfait. Nous appliquons la pression partout sur la patinoire. »

— Une citation de  Jeff Petry, défenseur du Canadien de Montréal

En prenant connaissance des propos de Petry, Martin St-Louis a parlé de la page blanche dont tous les joueurs du CH ont bénéficié à son arrivée derrière le banc.

Quand je suis arrivé, ç’a été un nouveau départ pour tout le monde. Jeff a joué du très bon hockey depuis que je suis ici. C’est un défenseur capable de se défendre, qui amène de l’attaque, qui a un bâton fatigant en zone défensive. Je trouve qu’il montre beaucoup de positif depuis que je suis arrivé. Je suis content qu’il se sente dans une meilleure place parce qu’il joue un gros rôle pour notre équipe, a-t-il indiqué.

La lancée du premier trio

Après avoir indiqué qu’il avait vraiment craint le pire quand il a été atteint près de l’œil gauche par une rondelle dans le match de mercredi dernier contre les Sabres de Buffalo, l’attaquant Josh Anderson s’est dit chanceux que sa visière ait pu faire dévier le tir de Casey Mittelstadt.

Il s’est ensuite attardé à l’excellente tenue du trio qu’il forme en compagnie des jeunes Nick Suzuki et Cole Caufield.

Ces deux gars sont très habiles et ils sont capables de réaliser de gros jeux. Il faut toujours être prêt en jouant avec eux, a tout de suite reconnu Anderson arborant un œil au beurre noir.

Questionné à savoir ce que Suzuki devrait faire afin de composer avec la couverture serrée des meilleurs trios défensifs adverses [le Canadien n’aura pas le dernier mot pour les trios], Anderson a reconnu que cela représenterait un défi majeur.

« Je pense que notre jeu parle de lui-même. Je crois que l’on joue de la bonne façon depuis sept ou huit matchs, que tout le monde dans notre vestiaire est conscient de son importance pour l’équipe. Mais ce n’est pas l’affaire d’un ou deux trios. Tous nos trios travaillent bien et on essaie d’ajouter de nouveaux outils dans notre jeu. »

— Une citation de  Josh Anderson, attaquant du Canadien de Montréal

En fait, comme l’ensemble de ses coéquipiers, il veut saisir l’occasion qui s’offre à lui d’ici la fin de la saison de grandir comme joueur et comme équipe.

De son côté, Suzuki se dit heureux de la tournure des choses dans son unité offensive.

C’est vraiment très agréable. On se complète bien. On a tous les outils. Le gabarit, la vitesse, la capacité de créer des chances de marquer. Mes deux compagnons possèdent d’assez bons tirs. Je m’applique à trouver de l’espace devant le filet, et je sais qu’Andy [Anderson] ne sera pas très loin. Cole joue aussi très bien en ce moment, a soutenu Suzuki en appréciant la stabilité dans la composition des trios mise en place par Martin St-Louis.

Il observe ce qui se passe devant lui.

Nick Suzuki

Photo : Getty Images / Jean-Yves Ahern

À ce propos, l’entraîneur-chef par intérim dit ne pas posséder de recette magique et qu’il se fie plutôt à son sens du hockey et de l’observation.

On ne peut pas juger les individus, les trios ou l’équipe uniquement sur les résultats. Le trio de Gallagher-Dauphin-Hoffman joue de très bons matchs. Ils méritent d’être récompensés [en production offensive] plus qu’ils ne le sont présentement, a souligné St-Louis.

« Comme entraîneur, quand tu vois le travail qu’ils apportent, le contrôle qu’ils ont sur la glace et l’impact qu’ils ont dans un match, il faut que tu sois patient et que tu les laisses aller. Ils sont fatigants [pour l’adversaire]. Si leur performance n’est pas telle que je la vois, là tu essaies de changer les choses. »

— Une citation de  Martin St-Louis, entraîneur-chef par intérim du Canadien

Enfin, St-Louis s’est réjoui de la capacité de l’équipe à remporter des matchs serrés comme celui de samedi contre les Sénateurs d’Ottawa.

On mérite ce qu’on récolte. Ç’aurait été bien de gagner avec un plus grand écart, mais c’est bien de pouvoir gagner des matchs serrés tout en générant des chances de marquer et non pas simplement en protégeant l’avance, a conclu St-Louis, en quête d’un sixième gain de suite.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey



Reference-ici.radio-canada.ca

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