Istanbul se prépare pour une nouvelle ronde de pourparlers russo-ukrainiens | Guerre en Ukraine


L’avion transportant la délégation russe a d’ailleurs atterri lundi soir à Istanbul, a rapporté l’agence de presse turque DHA.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a tempéré les attentes envers ces négociations en matinée, en rappelant qu’elles avaient donné peu de résultats jusqu’ici.

Pour l’instant, nous ne pouvons pas constater de progrès ou d’avancées significatives quelconques, a-t-il commenté, en précisant qu’il n’y avait pas d’avancées non plus dans l’organisation d’une éventuelle rencontre entre les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a d’ailleurs estimé qu’une rencontre entre les deux hommes serait pour l’heure contre-productive.

Il l’a conditionnée à l’adoption des exigences de Moscou dans les négociations : protection des populations du Donbass, démilitarisation et dénazification de l’Ukraine.

Un des points importants des négociations porte sur les garanties de sécurité et la neutralité, le statut dénucléarisé de notre État, a pour sa part déclaré dimanche le président Zelensky à des médias russes.

Ce point est étudié en profondeur, mais il nécessitera un référendum et des garanties de sécurité, a-t-il prévenu, accusant le président russe Vladimir Poutine et son entourage de faire traîner les choses.

Une séance de négociations avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, au niveau des ministres des Affaires étrangères, mais n’avait débouché sur aucune avancée concrète.

Depuis lors, les discussions, jugées difficiles par les deux camps, se sont poursuivies par visioconférence.

Un oligarque russe et des négociateurs ukrainiens empoisonnés?

Le Wall Street Journal a avancé lundi que l’oligarque russe Roman Abramovitch, qui tente de jouer les médiateurs entre Moscou et Kiev pour faire cesser la guerre en Ukraine, ainsi que deux négociateurs ukrainiens ont souffert de symptômes qui ont fait penser à un possible empoisonnement.

Selon le quotidien américain, qui cite des personnes au courant de cette situation, le milliardaire propriétaire du club de soccer anglais Chelsea et les négociateurs ukrainiens, dont le député Roustem Oumerov, ont développé des symptômes après une réunion dans la capitale ukrainienne en mars.

D’après un responsable américain consulté par Reuters les informations dont disposent les services de renseignement donnent fortement à penser que les maux dont ils ont souffert sont en fait dus à des facteurs liés à leur environnement et pas à un empoisonnement.

Roustem Oumerov, député Tatar de Crimée, a également invité à se méfier des informations non vérifiées, tandis que le négociateur ukrainien Mikhaïlo Podolyak, conseiller du président Zelensky, a jugé que beaucoup de spéculations et diverses théories complotistes circulent.

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Le journal confirme en tout cas que l’oligarque russe, considéré proche de Vladimir Poutine et déjà visé par des sanctions de l’Union européenne et du Royaume-Uni dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine, a commencé à faire la navette entre Moscou et l’Ukraine dans le cadre d’une médiation pour mettre fin au conflit.

Le président ukrainien Zelensky avait également confirmé dimanche que plusieurs hommes d’affaires russes, dont M. Abramovitch, avaient proposé leur aide à l’Ukraine.

Le Wall Street Journal avait révélé dès la semaine dernière que le président ukrainien avait demandé à son homologue américain Joe Biden de ne pas sanctionner Roman Abramovitch, arguant qu’il pourrait jouer un rôle dans les négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie.

Et de fait, le milliardaire ne figure pas à ce stade sur la liste des oligarques sanctionnés par Washington, pourtant rallongée à plusieurs reprises et encore jeudi dernier.



Reference-ici.radio-canada.ca

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