Baie-Comeau pourrait accueillir un projet pour produire de l’énergie verte, chiffré à 1 G$


L’entreprise Hy2gen veut produire de l’ammoniac vert principalement pour fournir les navires et les avions en carburant propre. Entre 50 et 100 emplois pourraient être créés à Baie-Comeau alors que la première pelletée de terre est prévue en 2023.

L’hydrogène vert est obtenu par l’électrolyse de l’eau à l’aide d’un électrolyseur qui consomme environ 300 MWh.

Le président-directeur général d’Hy2gen, Cyril Dufau-Sansot, explique que Baie-Comeau a été choisi pour la disponibilité en hydroélectricité, mais aussi parce que le port de Baie-Comeau est situé à un endroit stratégique.

On a quand même un port qui permet d’accueillir de très grands bateaux qui vont nous permettre de charger ces carburants et ensuite de le transporter. Et un parc industriel est disponible, soit le parc Jean-Noël-Tessier, ajoute le président-directeur général.

La Ville de Baie-Comeau a de 1000 à 1500 MWh de disponibles pour la vente d’énergie à des entreprises qui souhaiteraient s’installer dans la région. Le maire, Yves Montigny, explique que le nouveau site de l’entreprise sur le territoire baie-comois s’inscrit dans la vision de la Municipalité.

La papetière, c’était autour de 100 mégawatts. Alors imaginez, c’est dix fois plus de mégawatts de disponibles que ce que consommait la papetière qui est maintenant arrêtée. Alors ça nous prend des projets de ce type-là, s’enthousiasme M. Montigny.

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny.

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

En plus d’exporter l’ammoniac vert, le port de Baie-Comeau pourrait servir de station de recharge pour les navires qui carbureront en énergie verte et non au pétrole.

« À partir du moment où ils requitteraient le Saint-Laurent vers l’Europe, ça permettrait à ces bateaux de se recharger à nouveau en carburant, en remplacement du carburant fossile. »

— Une citation de  Yves Montigny, maire de Baie-Comeau

L’entreprise allemande prévoit que des navires carbureront aux énergies propres d’ici 2026, et non au pétrole comme c’est le cas actuellement.

Le plan d’affaires concorde donc avec les objectifs de réduire les émissions de carbone pour répondre à l’émergence d’un marché pour l’énergie verte.

Des étapes restent à franchir

L’entreprise a entamé les discussions avec le gouvernement du Québec pour aller de l’avant et commencer les travaux en 2023.

Elle devra faire des consultations publiques auprès de la population pour connaître l’acceptabilité sociale de ce projet.

Là encore, l’atout de Baie-Comeau, c’est que la zone industrielle est très éloignée des habitations, donc ça nous permet de gérer les aspects environnementaux du projet en lien avec la population qu’on va informer de la façon la plus exhaustive possible, explique Cyril Dufau-Sansot.

Les études préliminaires d’ingénierie sont en cours pour permettre de relever les impacts environnementaux et les détails techniques et géologiques.

Du méthanol renouvelable sera aussi produit

Une unité de production de méthanol est aussi prévu. Cette substance serait produite à partir de l’hydrogène vert et de la biomasse forestière d’origine locale. Le méthanol serait stocké et ensuite chargé au port de Baie-Comeau pour l’exporter.

Une photo prise de près de nombreux copeaux de bois dans une scierie.

Le méthanol sera produit à partir de l’hydrogène vert et de la biomasse forestière d’origine locale.

Photo : Radio-Canada / Nelly Albérola

L’investissement d’un milliard de dollars serait réparti entre les deux unités, soit 600 millions de dollars pour l’unité de production d’hydrogène et d’ammoniac verts et 400 millions de dollars pour la production de kérosène et de méthanol verts.

Au début du mois de mars, l’entreprise commencera le processus d’évaluation de son projet avec le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement).



Reference-ici.radio-canada.ca

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