Les résidents qui ont reçu trois doses de vaccin peuvent désormais faire des sorties sociales et le nombre de proches aidants autorisés par résident est passé de deux à quatre. Plusieurs proches respirent un peu mieux, mais des appréhensions demeurent.

Monique Mussar, de Sudbury, accueille favorablement les derniers assouplissements provinciaux. Son mari, sa mère et son oncle habitent tous dans des foyers de soins de longue durée. On veut se rencontrer et c’est important qu’on puisse le faire, affirme-t-elle.

Mais, pour l’instant, elle ne veut pas crier victoire. Ses proches sont encore confinés dans leurs chambres, car leurs foyers font face à des éclosions de COVID-19.

Mme Mussar espère que sa mère, Gabrielle Larocque, qui habite au Manoir des Pionniers, et son oncle, qui reste au Extendicare York, pourront se réunir pour la fête de ce dernier mercredi, mais elle est en attente d’une autorisation, compte tenu des circonstances.

Elle aimerait qu’ils puissent se rencontrer pour célébrer.

Monique Mussar et sa maman Rachelle Larocque sourient à la caméra.

La mère de Monique Mussar, Rachelle Larocque, habite au Manoir des Pionniers du Grand Sudbury.

Photo : Monique Mussar

Pour l’instant, sa mère n’est pas capable de croire qu’elle va pouvoir sortir un jour, et ce, même si elle aime quitter l’enceinte de sa résidence pour aller rejoindre sa famille. L’an dernier, le simple fait de pouvoir aller manger une glace ou d’aller voir les lumières de Noël lui faisait du bien, explique-t-elle.

« Ma mère se sent embarrée. Depuis le 27 décembre, elle ne peut pas sortir de sa chambre. Il faut qu’elle puisse sortir. C’est encourageant de voir que les choses vont s’améliorer. »

— Une citation de  Monique Mussar, dont la mère est dans un foyer de soins de longue durée de Sudbury

Un autre règlement a été difficile à digérer lors des dernières semaines. Plusieurs des frères et sœurs de Mme Mussar n’ont pas pu visiter leur mère, n’étant pas des soignants désignés. Ils ont tellement hâte de la voir. Je ne peux pas m’imaginer être à leur place, continue-t-elle.

Dès le 21 février, tous pourront enfin la voir, car les visites de personnes de cinq ans et plus qui ont reçu au moins deux doses d’un vaccin contre la COVID-19 pourront reprendre.

Les résidents seront aussi autorisés à partir de cette date à recevoir trois visiteurs à la fois. Tous pourront également faire des sorties sociales d’une journée, quel que soit leur statut vaccinal. Au mois de mars, d’autres assouplissements sont aussi prévus.

Monique Mussar espère que la situation sanitaire n’entraînera pas de nouveaux confinements. Elle pose la question suivante : Est-ce que les assouplissements vont demeurer en place, s’il y a d’autres éclosions?

Un confinement difficile

La mère de Denise Schon habite au Lakeside Long-Term Care, un foyer de soins de longue durée situé au centre-ville de Toronto. Mme Schon explique que sa mère a hâte de pouvoir revoir ses nombreux amis.

Selon elle, le dernier confinement a été brutal. Ma mère a perdu de la mobilité. Elle ne peut plus vraiment bien marcher. Elle est aussi plus désorientée maintenant, raconte la Torontoise.

Des histoires comme celles-là, le directeur général de la Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario, Michel Tremblay, en a entendu plusieurs. Il y a des gens qui ont des débuts de démence et le confinement peut empirer la situation, explique le dirigeant, qui n’est pas encore tout à fait rassuré par la situation sanitaire.

« Il y a quand même des inquiétudes à avoir, mais à un moment donné, il y a des risques qu’il faut prendre pour être capable de s’en sortir. »

— Une citation de  Michel Tremblay, directeur général de la Fédération des aînés et des retraités francophones

Si tout le monde a ses trois vaccins, ça réduit les risques de beaucoup, conclut-il.

Avec des informations de La Presse Canadienne



Reference-ici.radio-canada.ca

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