Le ministre de la Santé a rappelé que ces opérations seront toujours financées par le gouvernement et gratuites pour le public.

Il assure que cela permettra de réduire les temps d’attente plus rapidement et à moindre coût que si elles étaient faites dans des établissements publics.

[Ce sont] des établissements spécialisés […]. C’est plus pratique, plus efficace et donc le prix est plus bas, affirme le ministre de la Santé, Jason Copping.

L’opposition officielle dispute toutefois cette affirmation, affirmant que l’impératif de profitabilité des établissements privés implique des coûts plus élevés à long terme.

Il y a toujours des profits et dans le système public on peut garder ces profits et les réinvestir pour que tout le monde puisse en [profiter], dit la députée néodémocrate Shannon Phillips.

17 % des opérations maintenant effectuées au privé

En 2020, les établissements privés ont effectué environ 40 000 opérations chirurgicales financées par le public, soit 15 % du nombre total d’opérations réalisées dans la province.

Cette proportion s’établit aujourd’hui à 17 %. Le gouvernement a promis de se rendre à 30 %.

Les établissements privés impliqués doivent répondre aux mêmes normes de qualité que les établissements publics, selon le ministère.

Ils effectuent surtout des opérations ophtalmologiques, orthopédiques, esthétiques et pour la gorge et le nez. Les opérations plus complexes, ainsi que les chirurgies cardiaques, par exemple, peuvent uniquement être faites dans des établissements publics.

Beaucoup moins d’attente pour les cataractes

Le ministre de la Santé dit que c’est notamment grâce aux établissements privés que le temps d’attente pour une chirurgie pour des cataractes a chuté dans les 12 derniers mois.

La médiane provinciale est passée de 18,7 semaines, en 2020-2021, à 10,1 semaines dans les trois premiers trimestres de 2022. Ça fait sept ans qu’il n’a pas été aussi court.

Cette médiane cache cependant de fortes disparités.

Dans la zone sanitaire nord, entre février 2021 et février 2022, l’attente moyenne pour cette opération a plus que triplé, passant de 9,7 semaines à 33,8 semaines.

Par ailleurs, le temps d’attente moyen pour les autres opérations ophtalmologiques a augmenté à l’échelle de la province.

L’Alberta rate ses objectifs pour 2021-2022

En avril 2021, Tyler Shandro, qui était ministre de la Santé à l’époque, avait promis que les opérations chirurgicales auraient rattrapé et même dépassé leur rythme prépandémique avant avril 2022.

Avant la pandémie, l’Alberta effectuait environ 290 000 opérations chirurgicales par an.

Le ministre en avait promis 345 000 en 2021-2022, mais il n’y en a finalement eu que 276 000.

Nous avons beaucoup souffert de la quatrième vague. Compte tenu de l’impact sur nos soins intensifs, nous avons dû changer l’allocation des ressources, justifie Jason Copping.

Avant la pandémie, le gouvernement conservateur uni s’était donné pour objectif de réduire les temps d’attente de tous les types d’opérations afin de rencontrer les normes nationales recommandées par les experts avant avril 2023. Le ministre a cependant admis que cela ne serait pas possible.

La liste d’attente pour des opérations a atteint un sommet de 81 600 personnes en décembre. Elle est désormais de 72 000. Avant la pandémie, c’était 68 000.

Vendredi, Jason Copping a annoncé la nomination de Ronan Segrave comme directeur de la reprise des opérations chirurgicales pour Santé Alberta.

Ronan Segrave a entre autres été le chef du Centre des sciences de la santé, le plus large hôpital du Manitoba. Il a conseillé divers gouvernements sur les améliorations à apporter au système de santé.

Sa mission sera en partie de remettre en question le statu quo et de déclencher des initiatives innovantes au-delà de ce qui est déjà en cours pour améliorer le réseau de la santé, selon un communiqué du ministère.



Reference-ici.radio-canada.ca

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